sexualité
Guy a un problème d'érection
06/11/11 13:23
Guy a traîné toute sa vie un problème d’érection avec les femmes.
Seul quand il se masturbait, en s’excitant par son imaginaire personnel ou des photos ou films érotiques, cela marchait très bien.
Mais, face à une femme réelle, c’était la catastrophe.
L’apparition du Viagra lui a permis d’améliorer sa situation.
Mais même avec cette aide, il y avait problème :
Sa compagne pouvait le faire bander en le caressant. Il pouvait aussi en la caressant. Mais dès qu’il dirigeait sa main vers le sexe de la femme, c’était la débandade.
Ou alors l’érection tenait jusqu’à la pénétration.
Mais dès que sa compagne commençait à manifester les débuts de la jouissance, très souvent son pénis se rétractait et l’acte ne pouvait être terminé.
C’était toujours l’incertitude.
Il y avait manifestement une peur inconsciente, qu’il n’arrivait pas à déterminer.
Bien sûr, dans son enfance, le sexe était très tabou, on faisait comme s’il n’existait pas, c’était mal de l’évoquer.
Guy avait suivi diverses thérapies, où il avait pu parler de son enfance, etc…
Cela l’avait aidé dans plein de domaines, mais ce problème spécifique persistait.
Il avait aussi rencontré une femme très libre, qui l’avait bien décomplexé sur ce plan.
Mais il restait cette difficulté précise, qui persistait encore et toujours.
Un problème persistant malgré tout ce qu’on a pu faire par ailleurs, c’était typiquement de la compétence de TIPI.
Aussi je lui conseillai une de mes collègues praticiennes dans la ville où il réside.
Il exposa sa difficulté, mais sans émotion, comme coupé de la situation.
Il n’était pas possible de travailler sur la situation elle même.
Aussi la thérapeute lui suggéra-t-elle d’explorer son rapport à l’image de l’homme.
Il en avait une très mauvaise.
Pour lui les hommes paraissaient brutaux, grossiers, bêtes, irrespectueux, violents, et il n’arrivait pas à s’identifier à ces images là.
Elle lui demanda : « Est-ce qu’un évènement particulier que vous avez vécu ou vivez maintenant peut illustrer ces sentiments que vous avez ? »
Un souvenir de son enfance lui revint alors :
Tout petit (peut être 3 ans) il vivait chez son oncle et sa tante, et il fut témoin de la scène suivante : Son oncle, vêtu seulement de son slip, poursuivait sa tante autour de la table de la cuisine, en bandant. Elle s’enfuyait, avec un rire gras, comme si c’était un jeu, et était sans doute consentante.
Sa grand’mère assistait aussi à la scène, et a dit : « Ah, ces jeunes, il faut bien qu’ils s’amusent ! »
Cette scène, pas violente mais surprenante, l’avait sans doute marqué, car il s’en est toujours souvenu. Il l’a déjà évoquée à plusieurs reprises dans différentes séances de thérapie, sans que cela modifie quoi que ce soit dans son rapport au sexe.
Ici ma collègue thérapeute lui demanda :
« Fermez les yeux. Revivez cette scène comme si c’était là maintenant. Qu’est-ce que ça fait dans votre corps ? »
Il sentait un blocage à la nuque, difficulté à respirer, sa tête bougeait par salves de fortes saccades de droite et de gauche.
Puis cela se calma. En 4 minutes, c’était fini.
Elle lui dit : « Bon, maintenant refermez les yeux, remettez vous dans la situation, qu’est ce que vous ressentez dans votre corps ? »
Il resta un moment sans rien dire, puis : « Je ne ressens rien de particulier. Et maintenant la scène que je vois est différente : Au lieu que mon oncle poursuive ma tante, je le vois danser »
Cela indiquait que certainement le problème était résolu. Mais il restait à vérifier dans la réalité.
Deux jours plus tard, ce fut confirmé. Guy put avoir avec sa compagne une relation sexuelle pleine et entière.
Et ce malgré la question qu’ils se posaient tous deux intérieurement pendant l’acte : « Est-ce que ça va marcher cette fois ci ? »
Et quand en même temps il pensait à son oncle et sa tante, il les voyait tendrement enlacés, au lieu de se poursuivre comme des bêtes autour de la table de la cuisine !
Seul quand il se masturbait, en s’excitant par son imaginaire personnel ou des photos ou films érotiques, cela marchait très bien.
Mais, face à une femme réelle, c’était la catastrophe.
L’apparition du Viagra lui a permis d’améliorer sa situation.
Mais même avec cette aide, il y avait problème :
Sa compagne pouvait le faire bander en le caressant. Il pouvait aussi en la caressant. Mais dès qu’il dirigeait sa main vers le sexe de la femme, c’était la débandade.
Ou alors l’érection tenait jusqu’à la pénétration.
Mais dès que sa compagne commençait à manifester les débuts de la jouissance, très souvent son pénis se rétractait et l’acte ne pouvait être terminé.
C’était toujours l’incertitude.
Il y avait manifestement une peur inconsciente, qu’il n’arrivait pas à déterminer.
Bien sûr, dans son enfance, le sexe était très tabou, on faisait comme s’il n’existait pas, c’était mal de l’évoquer.
Guy avait suivi diverses thérapies, où il avait pu parler de son enfance, etc…
Cela l’avait aidé dans plein de domaines, mais ce problème spécifique persistait.
Il avait aussi rencontré une femme très libre, qui l’avait bien décomplexé sur ce plan.
Mais il restait cette difficulté précise, qui persistait encore et toujours.
Un problème persistant malgré tout ce qu’on a pu faire par ailleurs, c’était typiquement de la compétence de TIPI.
Aussi je lui conseillai une de mes collègues praticiennes dans la ville où il réside.
Il exposa sa difficulté, mais sans émotion, comme coupé de la situation.
Il n’était pas possible de travailler sur la situation elle même.
Aussi la thérapeute lui suggéra-t-elle d’explorer son rapport à l’image de l’homme.
Il en avait une très mauvaise.
Pour lui les hommes paraissaient brutaux, grossiers, bêtes, irrespectueux, violents, et il n’arrivait pas à s’identifier à ces images là.
Elle lui demanda : « Est-ce qu’un évènement particulier que vous avez vécu ou vivez maintenant peut illustrer ces sentiments que vous avez ? »
Un souvenir de son enfance lui revint alors :
Tout petit (peut être 3 ans) il vivait chez son oncle et sa tante, et il fut témoin de la scène suivante : Son oncle, vêtu seulement de son slip, poursuivait sa tante autour de la table de la cuisine, en bandant. Elle s’enfuyait, avec un rire gras, comme si c’était un jeu, et était sans doute consentante.
Sa grand’mère assistait aussi à la scène, et a dit : « Ah, ces jeunes, il faut bien qu’ils s’amusent ! »
Cette scène, pas violente mais surprenante, l’avait sans doute marqué, car il s’en est toujours souvenu. Il l’a déjà évoquée à plusieurs reprises dans différentes séances de thérapie, sans que cela modifie quoi que ce soit dans son rapport au sexe.
Ici ma collègue thérapeute lui demanda :
« Fermez les yeux. Revivez cette scène comme si c’était là maintenant. Qu’est-ce que ça fait dans votre corps ? »
Il sentait un blocage à la nuque, difficulté à respirer, sa tête bougeait par salves de fortes saccades de droite et de gauche.
Puis cela se calma. En 4 minutes, c’était fini.
Elle lui dit : « Bon, maintenant refermez les yeux, remettez vous dans la situation, qu’est ce que vous ressentez dans votre corps ? »
Il resta un moment sans rien dire, puis : « Je ne ressens rien de particulier. Et maintenant la scène que je vois est différente : Au lieu que mon oncle poursuive ma tante, je le vois danser »
Cela indiquait que certainement le problème était résolu. Mais il restait à vérifier dans la réalité.
Deux jours plus tard, ce fut confirmé. Guy put avoir avec sa compagne une relation sexuelle pleine et entière.
Et ce malgré la question qu’ils se posaient tous deux intérieurement pendant l’acte : « Est-ce que ça va marcher cette fois ci ? »
Et quand en même temps il pensait à son oncle et sa tante, il les voyait tendrement enlacés, au lieu de se poursuivre comme des bêtes autour de la table de la cuisine !
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