Daniel a un problème alimentaire


Daniel a toujours eu un problème d'excès alimentaire.
Quand il était ado, sa grand mère lui servait le matin, en plus des copieux repas du midi et du soir, un vrai repas complet.
Il ne pouvait rien laisser dans son assiette. Quand il était en groupe, il faisait le tour des convives et finissait leurs plats.
Il ne grossissait pas mais se sentait mal, somnolent, tendu à la nuque.
Il prit conscience du problème et chercha à se réguler.
Il essaya différentes méthodes d’alimentation, en vain.
Il ne savait résister à la tentation du trop manger.

À nouveau il se sent tendu, depuis hier où il a mangé des chips avec son amie en revenant du super marché.  
Il avait remarqué ces chips à l'étalage et n'en  avait pas acheté car fabriqués dans un laboratoire pouvant avoir des traces de gluten. Or il était intolérant.
Mais son amie lui a dit que ce n'était pas grave, il en a donc mangé, et sans avoir vraiment faim. 

Il se demandait si c’était une tension vraiment due à une cause purement alimentaire.
Il y avait en effet en plus le non respect, la non écoute de son premier mouvement de ne pas acheter et ne pas consommer.

Il connaissait le Katsugen, mais pas moyen de se débarrasser de cette tension de cette façon. 

Il s'est formé à se faire des séances TIPI à lui-même.
Il se place donc au moment où son amie lui dit que ce n’est pas grave et démarre sa séance auto TIPI. 

Un fort mouvement de la tête se déclencha. La tension diminua, mais il en restait un peu.
Cependant malgré une petite gêne il se sentit bien dans la matinée.
L'après-midi les dernières tensions avaient disparu. 

Le soir il ne s'est pas précipité sur la soupe et le fromage comme d'habitude. Il a ressenti le moment où il devait s'arrêter et en ai laissé dans le fond de son assiette. 
Il n'a pas été abattu comme d'habitude après ce repas. 
Il a passé une bonne nuit et le matin ne ressentit aucune tension à la nuque. Il en fut très impressionné.

Cela se maintint dans la durée, il régule maintenant ses prises alimentaires naturellement, sans effort.
Il suit juste ses sensations, qui le guident avec justesse.
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Guy a un problème d'érection

Guy a traîné toute sa vie un problème d’érection avec les femmes.
Seul quand il se masturbait, en s’excitant par son imaginaire personnel ou des photos ou films érotiques, cela marchait très bien.
Mais, face à une femme réelle, c’était la catastrophe.

L’apparition du Viagra lui a permis d’améliorer sa situation.

Mais même avec cette aide, il y avait problème :
Sa compagne pouvait le faire bander en le caressant. Il pouvait aussi en la caressant. Mais dès qu’il dirigeait sa main vers le sexe de la femme, c’était la débandade.
Ou alors l’érection tenait jusqu’à la pénétration.
Mais dès que sa compagne commençait à manifester les débuts de la jouissance, très souvent son pénis se rétractait et l’acte ne pouvait être terminé.
C’était toujours l’incertitude.

Il y avait manifestement une peur inconsciente, qu’il n’arrivait pas à déterminer.
Bien sûr, dans son enfance, le sexe était très tabou, on faisait comme s’il n’existait pas, c’était mal de l’évoquer.

Guy avait suivi diverses thérapies, où il avait pu parler de son enfance, etc…
Cela l’avait aidé dans plein de domaines, mais ce problème spécifique persistait.

Il avait aussi rencontré une femme très libre, qui l’avait bien décomplexé sur ce plan.
Mais il restait cette difficulté précise, qui persistait encore et toujours.

Un problème persistant malgré tout ce qu’on a pu faire par ailleurs, c’était typiquement de la compétence de TIPI.
Aussi je lui conseillai une de mes collègues praticiennes dans la ville où il réside.

Il exposa sa difficulté, mais sans émotion, comme coupé de la situation.
Il n’était pas possible de travailler sur la situation elle même.
Aussi la thérapeute lui suggéra-t-elle d’explorer son rapport à l’image de l’homme.
Il en avait une très mauvaise.
Pour lui les hommes paraissaient brutaux, grossiers, bêtes, irrespectueux, violents, et il n’arrivait pas à s’identifier à ces images là.
Elle lui demanda : « Est-ce qu’un évènement particulier que vous avez vécu ou vivez maintenant peut illustrer ces sentiments que vous avez ? »
Un souvenir de son enfance lui revint alors :
Tout petit (peut être 3 ans) il vivait chez son oncle et sa tante, et il fut témoin de la scène suivante : Son oncle, vêtu seulement de son slip, poursuivait sa tante autour de la table de la cuisine, en bandant. Elle s’enfuyait, avec un rire gras, comme si c’était un jeu, et était sans doute consentante.
Sa grand’mère assistait aussi à la scène, et a dit : « Ah, ces jeunes, il faut bien qu’ils s’amusent ! »

Cette scène, pas violente mais surprenante, l’avait sans doute marqué, car il s’en est toujours souvenu. Il l’a déjà évoquée à plusieurs reprises dans différentes séances de thérapie, sans que cela modifie quoi que ce soit dans son rapport au sexe.

Ici ma collègue thérapeute lui demanda :
« Fermez les yeux. Revivez cette scène comme si c’était là maintenant. Qu’est-ce que ça fait dans votre corps ? »
Il sentait un blocage à la nuque, difficulté à respirer, sa tête bougeait par salves de fortes saccades de droite et de gauche.
Puis cela se calma. En 4 minutes, c’était fini.

Elle lui dit : « Bon, maintenant refermez les yeux, remettez vous dans la situation, qu’est ce que vous ressentez dans votre corps ? »
Il resta un moment sans rien dire, puis : « Je ne ressens rien de particulier. Et maintenant la scène que je vois est différente : Au lieu que mon oncle poursuive ma tante, je le vois danser »

Cela indiquait que certainement le problème était résolu. Mais il restait à vérifier dans la réalité.

Deux jours plus tard, ce fut confirmé. Guy put avoir avec sa compagne une relation sexuelle pleine et entière.
Et ce malgré la question qu’ils se posaient tous deux intérieurement pendant l’acte : « Est-ce que ça va marcher cette fois ci ? »
Et quand en même temps il pensait à son oncle et sa tante, il les voyait tendrement enlacés, au lieu de se poursuivre comme des bêtes autour de la table de la cuisine !
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